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Eglise Saint Pardoux de Dampniat

En 1474 : les maçons et charpentiers oeuvrent à la restauration de la nef et du clocher, détruits par les conflits anglo-français, la bretèche serait de cette époque (seuls les corbeaux seraient d’origine, le parapet maçonné daterait du XIXème siècle).

 

Chronologie :

  • Début XIIIème siècle : façade ouest, certains blocs de maçonnerie de la nef, chœur et porte sud.
  • XIVème siècle : chapelle sud la plus à l’ouest et porte sud.
  • Dernier quart du XVème siècle (1474 ordre de reconstruire, église ruinée après les guerres) : contreforts ouest et est de l'édifice, mâchicoulis, chapelle sud la plus à l’est.
  • XVIème siècle : chapelles nord.

Extérieur

  • Façade ouest : clocher porche, avec portail protégé par une bretèche.
  • Le clocher abrite deux cloches dont une est datée de 1478.

  • La bretèche, large dispositif de défense est accolé au sommet du mur ouest du clocher. Il se trouve en encorbellement de la paroi grâce à une ligne de 8 corbeaux profilant trois quart de ronds formant mâchicoulis, permettant les tirs fichants.
  • En 1474 : les maçons et charpentiers oeuvrent à la restauration de la nef et du clocher, détruits par les conflits anglo-français, la bretèche serait de cette époque (seuls les corbeaux seraient d’origine, le parapet maçonné daterait du XIXème siècle).
  • Ligne de modillons supportant une corniche restaurée récemment, trois présentent des décors (barrique, tête de monstre, élément stylisé).

  • Baie encadrée de colonnes engagées surmontées de chapiteaux sculptés (motifs végétaux) et prolongées d'un boudin limousin.
  • Le portail est en arc brisé, encadré de colonnes engagées et prolongées par des boudins (caractéristique régionale).
  • La base de l’archivolte est marquée par la présence de deux têtes sculptées qui représentent un homme et une femme coiffée d’un touret (voile bordé d’un accessoire, le tout ressemblant à une petite tour). Ce type de sculpture qu’il faut rapprocher de la représentation d’Adam et Eve, est présent sur nombre de portails de cette région comme à Malemort ou Albignac.
  • La frise sculptée qui borde l’ensemble présente un décor de motifs végétaux, proche de celui du portail Nord de la Collégiale Saint-Martin de Brive. Ces deux portails pourraient être issus du même atelier de sculpture.
  • Cet ensemble d’éléments indique que le portail daterait du XIIIème siècle.
  • La façade est épaulée de deux robustes contreforts qui dateraient du XIXème siècle.
  • Mur sud : deux chapelles accolées, et la sacristie.
  • Deux modillons sculptés apparaissent dans les murs (tête d'homme grimaçant et tête des femmes), il s’agit de réemplois car ils ne soutiennent ni corniche ni poutre, ils sont probablement issus du mur extérieur de la nef qui comporte une ligne de modillons cachée sous la toiture de ces chapelles.
  • Un cadrant solaire (presque effacé) est visible sur un des contreforts.
  • Une porte en arc brisé qui évoque le XIVème siècle est percée dans le mur sud, entre les chapelles et la sacristie.
  • A l'est le chevet est plat et présente une baie haute et étroite en plein cintre.
  • Au nord, deux chapelles accolées
  • L'église étant très proche de la bâtisse dite « château de Cosnac » peu d’éléments sont visibles, si ce n'est une petite ouverture surmontant une bouche à feu, au sommet du mur ouest. Les bouches à feu sont des armes à feu primitives apparues à la fin de la guerre de cent ans (1337 – 1453 en limousin).
  • A l'est, une autre ouverture est visible sur le mur. Une porte murée est visible au niveau du mur nord.

 

Intérieur :

La nef 

Certains blocs de maçonnerie ainsi que le portail sud (hormis les chapelles) dateraient de la première construction, comme la façade ouest (début du XIIIème siècle). Mur nord et mur sud : traces d'arcs (arcs formerets de hauteurs légèrement différentes) qui laissent supposer la présence de voûtes sur croisée d'ogives, formant deux travées. Une fenêtre au très large ébrasement est toujours présente dans le mur sud. Des traces d’anciennes fenêtres identiques à celle-ci sont visibles ça et là, laissant supposer une symétrie entre les deux murs.

 

Dans la partie proche du chœur, les blocs de maçonnerie particulièrement hétérogènes laissent apparaître un décrochement du mur à mi hauteur, peut être que la construction s’est momentanément arrêtée (par faute de moyens financiers par exemple) ou qu’un pan de mur ou de voûte s’est effondré, impliquant une reconstruction.
Le mur de la façade ouest comporte une tribune, supportée notamment par deux culots de lampe de facture particulière, présentant un décor végétal. Ces culots supportaient vraisemblablement la retombée des croisées d’ogive.

 

Un escalier en vis existe dans le prolongement de la façade ouest, sectionné lors d'un remaniement du clocher, il aurait permis l'accès à un beffroi. Hypothèse de couvrement de la nef (du portail au chœur) : d'abord une voûte sur croisée d'ogive de deux travées, prolongée par une partie voûtée en berceau (?). Il faut remarquer la présence d’encoches alignées dans les murs nord et sud, à mi hauteur, aucune explication n’apparaît pour le moment.

     

    L’abside

    Elle est d’une largeur légèrement inférieure à celle de la nef. Elle comporte cinq pans et est voûté en cul de four. A noter, un phénomène particulier et peu commun : le chevet et plat alors que l’abside est polygonal.

     

    2 hypothèses sont possibles :

     

    • soit il existait un chevet polygonal à l’origine, et il a été enveloppé postérieurement (peu probable),
    • soit le chevet a été construit tel que et on a aménagé à l’intérieur pour réaliser la voûte.

     

    Les chapelles

    Mur sud : la chapelle Saint Pardoux la plus à l'ouest daterait du XIVème siècle (elle est construite avec des réemplois : culots de lampes de facture semblable à ceux supportant la tribune). La chapelle Saint Joseph (autrefois chapelle de la Sainte Vierge) la plus à l'est serait du XVème siècle (présente des écussons au niveau de la clé de voûte et des chapiteaux, ces derniers sont lisses, peut être ont ils été martelés à la révolution ou même jamais sculptés).

     

    Mur nord : les deux chapelles seraient contemporaines et remonteraient au XVIème siècle, elles sont voûtées sur croisée d'ogives, les nervures sont prolongées par des colonnes adossées sans chapiteaux. La chapelle de la Sainte Vierge, chapelle la plus à l'ouest (comporte dans la partie supérieur, sous les toits une petite fenêtre surmontant une bouche à feu, ces armes à feu primitives sont apparues vers 1450)
    la chapelle du Sacré Chœur la plus à l'est, pendant de la précédente.

     

    Décors

    • Fresque XVème, représentation du Christ en majesté, assis sur un trône et  tenant de sa main gauche un globe surmonté de la croix (symbole des apôtres), bénissant de sa main droite. Il est entouré des 4 évangélistes (Saint Marc est représenté par un lion, Saint Luc par un taureau, Saint Mathieu par un ange, et Saint Jean par un aigle). Retrouvé lors de la restauration de la fresque XVIIème siècle dont il reste la représentation de Dieu le père et des éléments d’un décor floral. Au centre du décor, il y avait une colombe, symbole de l’Esprit Saint.
    • Une litre est visible dans la nef à proximité du chœur, aucun blason ni écrit ne permet de la dater ou de l'identifier.

    • 3 vitraux de F. Chigot : années 20-30, art déco, verrier de Limoges, a travaillé sur la gare des Bénédictins.
    • Dans le chœur un vitrail d'un atelier de Toulouse (Gesta) représente le Christ, et dans la partie inférieure le voile de Sainte Margueritte, femme qui a épongé le visage du Christ lors de son chemin de croix, et dont le visage est resté comme imprimé sur le voile.

    • Au niveau de la tribune : un vitrail de Notre Dame de Lourdes.
    • Plusieurs croix sont sculptées dans les murs, elles ont été gravées lors de la consécration de l'église.

    • A noter : deux croix de malte rouges, inscrites dans un cercle sont peintes sur les murs. Ce sont aussi des croix de consécration.

     

    Mobilier

    Autel (consacré en 1886) 

    ​L'autel est en pierre de Poitiers, don d'une paroissienne ursuline de Brive. A noter : la présence d’éléments de fixation sur les murs de l’abside semblent indiquer qu’un retable existait autrefois à cet endroit.

     

    Cloche en bronze

    La cloche en bronze portant des inscriptions et une représentation de la vierge à l'enfant, du Christ et de la crucifixion, date de 1478 et a été classée le 12 novembre 1908.

     

    Statuaire

    Saint Pardoux (abbé de Guéret) :  Statuette transformée en statuette-reliquaire de Saint Pardoux (fin XVIIème). Ancienne statuette de retable sur laquelle, par ordre de l’évêque de Tulle Monseigneur Bertaud en 1885, on a fixé un petit reliquaire rond avec des reliques de Saint Pardoux prélevé dans une chasse en tôle peinte dédiée à ce saint. On a aussi ajouté un socle. Datée de la deuxième moitié du XVIIème siècle, elle a été modifiée en 1885. Sculpture sur bois, doré et arpenté, verre, relique. Inscription de Saint Pardoux peinte sur le support ajouté au XIXème siècle.

     

    Statue de la Vierge à l'enfant : Bois polychrome et doré, faite à l'origine d'un seul morceau, daté du XVIIIème. Restauré en 2002 2003. La vierge est présentée debout, vêtue d’une robe dorée et d’un manteau à bordure d’hermine, tient l’enfant Jésus sur son bras gauche et présente de la main droite un fruit (pomme ou grenade) à l’enfant vêtu d’une robe bleue.

     

    Plusieurs statues des XIXème et XXème siècles : Saint Joseph, Jeanne d'Arc, Saint Antoine, Sainte Marie, Saint Jean Baptiste, Jésus.

     

    Tableaux :

    Demi relief de Saint Jean Baptiste et l’agneau

    Sculpture de bois ciré et peint, daté de la deuxième moitié du XVIIème ou de la première moitié du XVIIIème siècle, restauré en 2002 2003, le cadre en bois a été ajouté au XIXème siècle. Le Saint est vêtu de la « melote » (?) (manteau en peau de chameau). De la main droite il montre l’agneau dressé sur ses pattes arrières, de la main gauche, il tient une croix de procession. Œuvre qui pourrait être issue d’un atelier limousin.
    Il s’agit vraisemblablement d’un ancien panneau de retable. Il est signalé dans l’inventaire de l’église en 1905 comme « un tableau de Saint Jean Baptiste en bois, en vétusté ».

     

    Scène de la visitation

    Devant d'autel (Antependium) représentant la scène de la visitation. Scène issue du nouveau testament. Visite de la vierge (enceinte du Christ) à sa cousine Elisabeth (enceinte de Saint Jean Baptiste). Peinture, huile sur toile non encadrée, restaurée en 2002, 2003. La scène de la visitation s’inscrit dans un ovale se détachant sur un fond imitant un tissu brodé de motifs d’œillets et bordé de dentelle. Au dessus des deux femmes est peinte la Colombe et à l’arrière plan, la maison d’Elisabeth. Œuvre datée de la deuxième moitié du XVIIème siècle imitation des anciens antepedia en tissus brodés. Il peut être comparé à celui de Beaumont (19), classé MH, daté d’après 1665 (même auteur ?), voir aussi celui de Saint Augustin (19), classé MH, daté de 1720. La sainte Vierge vient annoncer à sa sœur qu'elle est enceinte du messie qui va sauver l'humanité.

     

    La Vierge à l’enfant

    La Vierge à l’enfant est entourée des Saint Innocents, dite autrefois la Vierge aux anges. Huile sur toile. La Vierge tient l’enfant sur son bras gauche, elle est présentée dans une nuée peuplée d’enfants. Deux d’entre eux la couronnent, d’autres tiennent les palmes des martyrs. Les saints innocents sont les 144 000 enfants tués sur l’ordre d’Hérode, on les différencie des anges par l’absence d’ailes. C’est une copie fidèle (même format) du tableau de Pierre Paul Rubens, qui pourrait dater du XIXème siècle. L’original daté de 1618 est conservé au Louvre et provient de la collection de Louis XIV (qu’il acquit en 1671).

     

    Vierge à l’enfant avec Saint Jean Baptiste.

    La vierge est présentée en buste, dans l’ovale formé par la découpe du cadre. L’enfant est assis sur ses genoux, elle tient son voile de la main gauche. Le petit Saint Jean Baptiste, de trois quart dos, regarde l’enfant Jésus. Ecole italienne ? Selon Poulbrière, il a été donné à l’église par M. Guidou. Datation difficile : XVIIème siècle, ou copie du XIXème ? Selon Pierre Curie, il s’agirait d’une œuvre peinte dans l’esprit de Guido Reni, comme en ont peint ses suiveurs (par exemple les Sirani père et fille)et dont le modèle (issu du thème raphaélesque de la vierge au voile) a été diffusé par les gravures. Thème très connu dans les années 1640 1650.

     

    Assomption

    (tableau non restauré)

     

    Tableau commémoratif des morts

    Daté de 1920. Monument dédié aux morts de la guerre de 14-18. Plâtre polychrome et doré, moulé. Au fronton : deux anges tenant des palmes, 2 pots (urnes) à feu, sous le fronton : la vierge et le christ en croix. Au centre : le coq gaulois et une scène représentant un prêtre donnant l’extrême onction à un soldat mourant. Sur les côtés : un poilu et Vercingétorix. Au dessous deux drapeaux. C’est un des rares monuments aux morts de la première guerre mondiale à iconographie religieuse.

     

    Peintures murales

    Le Christ entouré des symboles des quatre évangélistes et Dieu le père (XVème et XVIIème siècles). L’église possède sur la voûte en cul-de-four de son abside deux étapes de peinture murale. La restauration engagée en l’an 2000 prévoyait de rendre plus lisibles les peintures du XVIIème siècle ; une Colombe, symbole de l’Esprit Saint, prenait place au centre  de la composition et dominait l’autel initial ; en partie basse, Dieu le Père dans un cadre rectangulaire bénissait. L’ensemble était entouré d’un décor floral. Lors du nettoyage sont apparues, sous-jacentes, les peintures du XVème siècle. Le parti de restauration a souhaité mettre en valeur ces peintures, en raison de leur bon état de conservation.


    Le Christ en Majesté, assis sur un trône ocre jaune, bénit de la main droite et tient le Globe de la main gauche ; il est entouré des symboles des quatre évangélistes. Le taureau de saint Luc, l’aigle de saint Jean, l’ange de saint Mathieu et le lion de saint Marc.
    Une peinture murale semblable à celle-ci existe dans l’église de Noailles (au sud de Brive).
    La restauration a conservé en partie basse la représentation de Dieu le Père dans son cadre ainsi que les éléments latéraux du décor floral du XVIIème siècle.


    Sur les claveaux des baies du chœur, des décors peints des tonalités du XVème siècle se voient également. Suivant l’ample mouvement du XVIIème siècle, issu de la fin des Guerres de Religion et les directives issues de la Contre-Réforme, l’église de Dampniat a vu son intérieur remis au goût du jour par la réalisation de nouvelles peintures murales et certainement la création de nouveaux retables dont il reste quelques témoins démembrés dans l’église.

     

    Abside

    Bas-Relief

    Saint Jean-Baptiste et l’Agneau : 

    • Sculpture, bois ciré et peint
    • Seconde moitié du XVIIème siècle, première moitié du XVIIIème (cadre en bois ajouté au XIXème siècle).
    • ISMH 3 février 2004
    • Ce panneau est un élément de retable du XVIIème siècle aujourd’hui démembré. Saint Jean-Baptiste est vêtu de sa traditionnelle peau de chameau, il tient une croix de procession et montre du doigt l’agneau.
    •  

    Tableau

    Vierge à l’Enfant avec Saint Jean-Baptiste

    • Peinture, huile sur toile. Cadre en bois doré.
    • XVIIème siècle ou copie du XIXème siècle
    • ISMH 3 février 2004
    • Cette sereine représentation de la Vierge avec Jésus et Saint Jean-Baptiste peut être inspirée de la peinture italienne du XVIIème siècle, par ses effets de clair-obscur et une palette chromatique proche de ce qui se pratiquait à Venise.

     

    Nef côté sud

    Antependium

    La Visitation : 

    • Peinture, huile sur toile
    • Seconde moitié du XVIIème siècle
    • ISMH 3 février 2004
    • Le format rectangulaire et le procédé en trompe-l’œil de dentelles peintes attestent de l’utilisation, à l’origine, de ce tableau comme antependium et non comme tableau de chevalet. L’antependium  est une partie du parement d’autel qui couvrait de façon presque complète la face avant de l’autel.
    • La scène de la Visitation représente la rencontre de Marie enceinte du Christ et de sa cousine Elisabeth enceinte de Saint Jean-Baptiste. Au-dessus des deux femmes est peinte la Colombe, qui symbolise l’Esprit Saint.
    • L’ensemble est entouré d’œillets, symboles de la Passion du Christ. Cette fleur, par sa forme, rappelle les clous de la Crucifixion.

     

    Nef côté nord

    Tableau

    Vierge à l’Enfant entourée de Saints Innocents, dite La Vierge aux Anges :

    • Huile sur toile. Cadre peint et doré
    • Copie d’après Rubens, du XIXème siècle (?)
    • ISMH 3 février 2004
    • La Vierge tient l’enfant Jésus, dans une nuée d’enfants. Les Saints Innocents sont les 144 000 enfants mâles tués sur ordre d’Hérode.
    • Cet imposant tableau est une copie de celui de Pierre Paul Rubens conservé aujourd’hui au musée du Louvre. L’œuvre de Rubens, réalisée en 1618, fit partie des collections de Louis XIV avant d’intégrer les collections royales puis nationales. Cette excellente copie (légèrement plus grande que l’original) fut donnée par la Comtesse de Montécot comme l’indique l’inscription fixée sur le cadre.

    Demi-relief

    Plaque paroissiale commémorative des morts de la guerre de 1914-1918

    • Plâtre moulé et peint
    • Environ 1920
    • ISMH 3 février 2004
    • Outre le monuments aux morts édifiés dans les années 1920-1930 sur les places de village, très souvent, non loin de la mairie et de l’église, pour rappeler à la mémoire des vivants ceux tombés sur les champs de bataille lors de la Guerre de 1914-1918, l’Eglise a voulu rendre hommage à ses Enfants par l’édification de plaques commémoratives apposées dans les églises.
    • Celle-ci est à remarquer par la symbolique du poilu de la grande Guerre auquel répond dans la même posture Vercingétorix, premier grand défenseur de l’unité nationale.

     

    Chapelle de la Vierge

    Statue

    Vierge à l’enfant

    • Sculpture, bois polychrome et doré
    • XVIIIème siècle
    • ISMH 3 février 2004
    • Cette statue était à l’origine faite d’un seul morceau.
    • La Vierge porte l’Enfant sur son bras gauche alors qu’il cherche à saisir le fruit que lui présente sa mère. La Pomme, fruit du Paradis perdu -en latin Malus- possède un affinité de sens avec le mal et symbolise la Rédemption.

     

    Chapelle Saint Pardoux

    Statuette transformée en reliquaire

    Saint-Pardoux

    • Sculpture en bois doré et argenté, verre
    • XVIIème siècle pour la statuette et XIXème siècle pour le reliquaire et le support
    • ISMH 3 février 2004
    • Par sa petite dimension, cette statuette de bois polychrome et doré, est probablement une partie de retable dont il ne reste plus que cet élément en ronde-bosse et le panneau en demi-relief de Saint Jean-Baptiste replacé dans l’abside. En 1885, la statuette de Saint Pardoux fut transformée en statuette reliquaire par l’adjonction d’un médaillon lunule conservant une relique du saint. C’est aussi à cette période que fut certainement refait le socle avec l’inscription saint Pardoux. Elle a été placée sur le tabernacle au XIXème siècle dont les couleurs ont été retrouvées lors de la restauration de 2002.

    Tableau

    Saint Pardoux

    • Peinture sur toile, encadrement en bois polychrome et doré
    • XVIIème siècle
    • Le saint est représenté en pied, en vêtements religieux : à la différence de la statuette il est imberbe.  Peint dans un camaïeu de bleu il donne l’impression d’être une statue. Son encadrement fait de bois peint laisse supposer que cet ensemble est un élément de retable. Toutefois les rinceaux et Dieu le Père en bois doré d’une autre facture, ont été certainement rapportés d’un autre retable.


    Vie de Saint Pardoux

    L’église de Dampniat est placée sous le vocable de Saint Pardoux, saint très vénéré en Limousin. Né en 657 près de Guéret, Pardoux, atteint par une branche, perd la vue vers la fin de sa vie. Devenant ermite il se réfugie dans la prière. Dieu lui offre alors le don de guérison par imposition des mains. Après son ermitage, il est imposé à la tête du monastère de Guéret avant de mourir vers 738.
    Il est le patron des aveugles, des borgnes, mais aussi des lépreux car cette maladie affecte la vue, les paysans avaient aussi recours à lui contre la sécheresse.

     

    Sources :

    • le dictionnaire des paroisses du diocèse de Tulle de l'Abbé Poulbrière,
    • l’étude du mobilier et l’intervention de Martine Chavent,
    • l’intervention de Yasmine Labrousse du Pays d’Art et d’Histoire Vézère Ardoise
    • le livre de Catherine Combrouze sur les fortifications dans les églises du Limousin
    • l’ouvrage des services de l’inventaire de la DRAC sur la collégiale Saint Martin de Brive
    • les observations formulées sur site par Yvette Vidalie, Pierre Beynet et Wilfried Leymarie