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Les ventes révolutionnaires

Les bourgeois et paysans de Dampniac n'ont pu profiter de la vente des biens des émigrés./Marguerite Guély.PB

Dampniat et La Chapelle-aux-Brocs qui sont séparées depuis la Révolution et forment de fait deux communes distinctes, ont, comme Malemort, un grand nombre de domaines appartenant à des ordres religieux et à des nobles. Les rentes, elles, sont supprimées lors de la nuit du 4 août (abolition des privilèges féodaux).

Les biens écclésiastiques sont vendus sous le nom de biens de 1ère origine. Ils sont payés en bonne monnaie et leurs acquéreurs font de très bonnes affaires.

Les biens de deuxième origine, ceux des émigrés, de parents d'émigrés, de prêtres réfractaires et de suspects, sont dans un premier temps affermés au profit des non émigrés et de la Nation.

Beaucoup d'épouses d'émigrés réclament leur dot, les enfants d'émigrés, leurs frères et sœurs réclament aussi.

Les biens ne se vendent que petit à petit et assez tard.

 

Assignat de 750 Francs, 18 Nivose de l'An 3 

 

Un grand voile a recouvert les achats faits avec des assignats, papier-monnaie sans valeur, par les bourgeois des alentours de Brive, Malemort ou Tulle.

Les paysans également, mais seuls les plus aisés, ont pu avoir leur part. La loi du 12 prairial an III (31 mars 1795), destinée à accélérer les ventes, stipule que tout citoyen peur se faire délivrer sans enchères tel bien qu'il voudrait, à condition de payer 75 fois le revenu de 1790, en quatre termes de trois mois. Les quelques biens intéressants s'enlèvent rapidement, payés le plus souvent en ces assignats largement dépréciés. 

Lors de la Restauration (1814-1830), la menace d'avoir à les restituer est pour une grande part la cause de l'impopularité du retour de la monarchie. Le milliard aux émigrés voté peu avant la Révolution de Juillet (Charles X, 1825) ne sera pas réellement donné aux descendants d'émigrés par Louis-Philippe, possesseur d'une fortune immense mais ami des bourgeois.

A part des descendants d'émigrés particiculièrement spoliés comme les Pradel de la Maze d'Allassac, aucun historien ou érudit local ne s'est sérieusement penché sur ce transfert de propriété. Trop de bourgeois et de paysans, dont les descendants vivent encore, ont profité de cette manne, pour qu'on ose remettre en cause le droit de propriété, sous peine d'être traité de "partageux" comme en 1848, puis de communiste ou même d'anarchiste.

 

Les biens d'église

La cure de Dampniat: Le curé de Dampniat est aussi archiprêtre de Brive. Dès février 1791, on vend des prés pour 360 livres puis 5000 livres, 3550 livres et 3000 L. le principal acheteur est Jean Grivel.

Le petit séminaire de Brive, doté par les Cosnac, possède d'abord un domaine à la Renaudie vendu en 1793 pour la somme de 5880 livres + 1400 livres, 6 lots à la Chapelle-aux-brocs et Daignac, 2800 livres, un bois 3000 livres puis pour 3040 livres à la Chapelle et 1105 livres à Daignac.

La maison du petit séminaire à Brive, ex hôtel de la Marque qui fut aux Brun puis aux Salve-Juyé puis aux Cosnac jusqu'en 1648 est vendue au sieur Seignolles le 1er prairial An2 pour  5650 livres.

Le collège des Doctrinaires (mairie actuelle de Brive) voit disparaître ses biens de la Terrasse à Brive, Cublac et surtout à Malemort, où la valeur des biens vendus en août 1793 s'élève à 34.655 livres.

 

Parmi les émigrés, il faut citer...

Le sieur Darche, pour 7750 livres; il possède surtout des biens à Meyssac, à Perpézac, 49.590 livres à Brive, 140.050 livres à Espeyrut et 2500 livres à Ligneyrac... Soit un total de 306.115 livres en Thermidor An3.

Ensuite, seront vendus quelques lots épars et le montant total atteindra alors 326.000 livres.

Le sieur Loubriac de la Chapelle possède des biens vendus à Dampniac pour 2075 L.

Anne Jouffre de Dampniac se fait vendre, en tant que parente de prêtre, un bien de 1470 livres en l'An 8.

Gilibert de Merlhiac, futur maire de Dampniat,  se fait vendre en l'An 2 un bois à Dampniat pour 1600 livres.

 

On peut constater qu'à part les domaines des Cosnac, les bourgeois et paysans de Dampniat n'ont pas eu grand chose "à se mettre sous la dent", soit que les grands domaines aient déjà été aux mains de bourgeois, soit que les terres aient déjà été en grande partie à des paysans.

La disparition des rentes dues aux seigneurs (minimes) et surtout de la dîme allège notablement la charge supportée par les paysans.

Les guerres de la Révolution et de l'Empire avec leur million et demi de morts  allège les poids des familles. Enfin, le système du partage égalitaire des héritages pousse les paysans avisés à restreindre le nombre de leurs enfants.

 

Tout est réuni pour une meilleure aisance dans les campagnes mais, comme la révolution industrielle tarde et ne sera ni si vigoureuse qu'en Angleterre et en Allemagne, que les méthodes agricoles restent traditionnelles et que les cadets de la famille n'émigrent pas, la France reste rurale et le restera encore longtemps.