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Les inondations de 1921

Ces dramatiques évènements ont eu lieu dans la nuit du samedi 17 au dimanche 18 septembre 1921.

Le récit qui suit reprend quelques extraits de l'hebdomadaire "La République" qui, en particulier dans ses éditions des 22 septembre et 2 octobre 1921, a largement rendu compte des évènements qui ont frappé une grande partie de la Corrèze.

"C'est un véritable désastre qui s'est abattu, samedi, sur notre région. De mémoire d'homme, jamais l'on avait vu pareille chose.
L'eau a commencé à tomber vers cinq heures et quelques coups de tonnerre se firent entendre. A six heures l'orage atteignait une violence plus grande, et à dix heures une trombe s'abattait, épouvantable. Il fallait attendre jusqu'à minuit pour voir le calme revenir un peu, ce qui permit aux personnes qui n'avaient pu rentrer chez elles, de regagner leur domicile.
L'ouragan s'étendait des environs de Tulle à Argentat et du haut de la ville à la plaine d'Aubazine et Brive.
Les plus graves dégâts constatés dimanche sont ceux qui ont atteint la ligne de Tulle à Cornil et la voie (P.O.C.) de Tulle à Laguenne.
La voie ferrée a été coupée à deux kilomètres en amont de la gare de Cornil, au passage sur le ruisseau de Murat. Les matériaux entraînés par les eaux ont obstrué le pont jeté sur ce ruisseau. Elles se sont infiltrées dans les remblais qui ont été emportés sur une longueur de 23 mètres. Plus de mille mètres cubes de remblais sont à rétablir.
Ces travaux ne pourront être exécutés avant une semaine, peut-être davantage, car les ingénieurs n'ont pu encore préciser l'importance des dégâts.
Au passage à niveau de Cornil, la ligne de chemin de fer est obstruée par une quantité considérable de pierres, arbres, terre et matériaux divers, ce qui a empêché les trains de circuler depuis samedi soir, à 10 heures.
Le transbordement des voyageurs se fait de Tulle à Cornil par des camions-autos".

"Le cataclysme a sévi avec une intensité particulière à Aubazine. On a assisté à un spectacle effarent. Le ruisseau du Coiroux, que dominent le célèbre canal et la « Saut de la Bergère », était transformé en une large rivière qui emplissait les gorges, détruisant tout sur son passage. Plusieurs moulins actionnés par ce ruisseau ont été emportés et c'est à grand'- peine que l'on put secourir les habitants bloqués par les eaux mugissantes.
La vallée offre un spectacle de désolation qu'il est impossible de décrire.
M. Laumond, le sympathique maire d'Aubazine, conseiller général de Beynat, que nous avons rencontré, nous narre en termes des plus émouvants, les scènes d'horreur auxquelles il a assisté. Nous savons qu'il est compté parmi les victimes, puisque trois des moulins détruits étaient sa propriété. La consternation est générale. Pendant toute la journée de Dimanche, les lieux sinistrés ont été visités par une foule de curieux qui prenaient part à la peine des malheureux habitants".

 

Les morts
"A la gare d'Aubazine, les dégâts sont particulièrement importants; on déplore trois morts. La jonction de la Corrèze et du ruisseau de Roanne formait un torrent impétueux entraînant tout sur son passage.
Les bâtiments de la grande usine de M. Cassard ont été saccagés; les habitants et ouvriers y cherchaient un refuge.

Dans un des bâtiments de l'usine étaient logés trois ménages; voyant que l'eau montait démesurément, ils grimpèrent sur un mur qui fut entraîné; trois personnes périrent emportées. Ce sont : Yché, 30 ans, ouvrier d'usine; son fils, âgé de dix mois, dont le petit corps a été retrouvé à Brive, dans un jardin sur le bord de la Corrèze, près de la digue, et Jean Auduval, 14 ans. Le cadavre du petit Yché a été déposé à l'hôpital de Brive; il avait encore son biberon au moment où on l'a retrouvé. Les deux autres cadavres n'ont pu être retrouvés.
La femme Yché doit son salut à ce fait qu'elle s'est accrochée à un arbre où elle a été retrouvée plusieurs heures après, ballotée fortement par l'ouragan".

 

La troisième victime retrouvée
"Nous avons dit que le corps du malheureux Yché René Jean, qui périt si tragiquement à l'Usine Cassard, à la gare d'Aubazine, au cours de l'inondation du 18 courant, en même temps que son petit enfant, et le jeune Auduval, avait été retrouvé lundi soir au barrage de Claredent.
Le cadavre se trouvait pris dans les racines d'un arbre arraché par les eaux et émergeait en partie. On ne pouvait l'apercevoir de la berge et c'est un batelier qui le découvrit. Pour le dégager, il fallut ouvrir les vannes de l'usine, afin de baisser le niveau de l'eau. Transporté à Brive, dans sa famille, ses obsèques furent fixées au mercredi 28 à 15 heures. Comme pour son enfant, elles ont eu lieu aux frais de la ville et ont revêtu un caractère officiel".