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La Peyrière au fil des siècles

La Peyrière: un village entre Dampniat, Lanteuil... et l'abbaye d'Obazine./Marguerite Guély

 

Le village de la Peyrière est situé à l'extrême sud est de la paroisse de Dampniat. Le village semble isolé entre la Chapelle-aux-Brocs et son village de Germane et Lanteuil dont le bourg est tout proche.

Son nom indique clairement que ses pierres étaeint recherchées.

La Peyrière est situé à proximité de deux paroisses dont les prieurs sont en relation étroite avec Obazine d'une part et l'abbaye piémontaise de Cluse. Les moines noirs bénédictins de Cluse et le s moines blancs cisterciens d'Obazine ont dû avoir de nombreux conflits avant de s'entendre.

 

Charte 664 du cartulaire d'Obazine, vers 1164-1165

Pacte fait entre les frères d'Obazine et Pierre de Belmon, prieur d'Albignac.

Pierre Belmon donne à Obazine la terre qui confronte la Peireira appelée "le Breuil de Germane" qui s'étend depuis le haut jusqu'à la Roanne, pour faire une vigne ou quoi que ce soit d'autre en versant une rente de 5 sous et 2 sous d'acapte aux mains d'Etienne de Monceaux, frère d'Obazine.

Parmi les témoins Guy de Lanteuil, sergent; Etienne de Dampnac, convers. Au temps de Gérald, abbé de Cluse et de Robert, abbé d'Obazine.

 

Charte 665, même date

Jean de Germane et son fils Gaubert ayant pris conseil de Pierre de Belmon donnent leur droit sur cette terre moyennant la somme de 20 sous.

 

Charte 666, même date

Etienne et Pierre de Chalmehlz (Chaumeil) qui possèdent une terre à côté de celle-là, confrontant la Roanne, la donnent à Obazine contre un rente de deux sous, 12 deniers d'acapte et 20 sous de droit d'entrée.

Etienne, qui est proche de la mort, donne à Obazine les 12 deniers de rente qu'il avait réclamés.

 

Charte 667

Etienne de Chaumeil, fils de Jean, proche de la mort, donne 3 deniers de rente qu'il avait sur ladite terre confrontant La Périère, aux mains de Pierre de Bar, chapelain (prêtre attaché aux services d'une personne)

 

Charte 668, 1187-1188

Etienne de Chalmeitz et Gérald son frère donnent pour le salut de l'âme de leur père Pierre, 3 deniers de rente sur la terre et la vigne proche de la Périère appartenant à Obazine. Parmi les témoins, Pierre dal Forn; Jean de la Roussille, convers; Pierre de Druilha. 

 

Charte 669, 1187-1188

Pétronille de Coignat et son fils Bernard pour le repos de l'âme de Constantin leur mari et père donnent deux deniers de rente sur ladite vigne confrontant la Perrière.

 

Charte 670, 1187-1188

Etienne Juge de Coignac et Jean son cousin pour le salut de l'âme de leurs pères donnent 1 denier de rente sur ladite vigne.

 

Charte 671, 1210-1211

Hugues de Monceau, prieur d'Albignac donne une terre du mas Regafre tenu par les hommes de Chalmeitz des frères d'Obazine pour une possession définitive et pour qu'ils puissent la cultiver librement moyennant 3 sous de rente et 18 deniers d'acapte à chaque changement d'abbé à Obazine. Cette terre est au-dessus de la maison de la Périère. Si les frères cessaient d'exploiter cette terre, elle reviendrait au prieuré d'Albignac.

 

A cette époque, on "tourne donc autour" du mas de la Périère, dont on ne sait pas à qui il appartient vraiment. Les concessions faites à Obazine par le prieur d'Albignac doivent être complétées par des concessions en sens inverse au profit d'Albignac qui nous échappent, dans la mesure où les cartulaires n'ont pas coutume de noter leurs pertes.

D'autre part, on voit que les moines cisterciens sont attirés par les terres susceptibles d'être transformées en vignes.

La famille Juge, ici localisée à Coignac, a sans doute donné son nom au Moulin du Juge. 

La Périère est une maison. Appartient-elle ou est-elle de la mouvance de l'abbé d'Obazine? C'est ce qui sera discuté au 17ème siècle, la propriétaire de la Périère déclarant qu'elle relève du vicomte de Turenne et non d'Obazine.

 

Mais il ne faut pas oublier que, un siècle avant, à cause de la lutte contre les protestants, les abbés ont été contraints de céder de leurs rentes pour payer le roi. Ces aliénations de temporel se sont faites au profit des bourgeois qui ont ainsi acquis des rentes et le droit de se titrer sieur de telle ou telle terre. Ainsi, Sieur de la Périère ne veut pas dire seigneur éminent mais simplement "seigneur utile", possesseur de la terre et mieux, de la rente.

 

La mouvance d'Obazine

Le 27 octobre 1461: l'abbé d'Obazine arrente à Jean de Calmel (Chaumeil?) la moitié en indivis du village et ténement de la Solelhie qui confronte les appartenances du village de la Raymondie, le ruisseau de la Solelhie, les terres et les bois du village de la Raymondie, le bois dudit Jean de Calmel qu'il a acheté à Jean Germanes et le ruisseau de la Loyre, pour 1 setier de seigle, mesure de Brive, 15 deniers, 1 poule et l'acapte, plus la moitié en indivis du ténement de la Peyrière confrontant la Rouanne, le bois de Thomas, de Bernard dit Grosmond, les appartenances de la pazion de la Regassie, le chemin d'Obazine à Auriol, 1 setier de froment, 1 setier de seigle, 2 sous et 2 deniers, l'acapte et l'entière dîme de tous les fruits.

En 1481. 

Le pré de l'Eschoutie confronte le village ou fact de la Peyrière, l'eau de la Rouane, le pré de Jean et Guillaume Lajugie. Il est vendu par Pierre Chaumeil, tailleur, et Jean et autre Jean dit Gernissou ses fils à Etienne Rigaule. (archives d'Obazine)

L'abbé d'Obazine n'arrente que la moitié de la Soleilhe. Est-ce parce que l'autre moitié ne lui appartient pas ou qu'il l'arrente à un autre paysan?

La moitié en indivis du ténement de la Peyrière pose le même problème. A cette époque Guillaume Foucauld de la famille de seigneurs de la Peyrière se titre sieur de la Peyrière. Est-ce lui qui a l'autre moitié?

Les Lajugie semblent être les descendants des Juge de 1187 et avoir un rapport avec le moulin du Juge.

La Soleilhe proche de Germane confronte la Loyre et le mas ou le village de Regafre de 12010.

 

Mais voici un autre problème:

Le 16 janvier 1488: Noble Pierre de Tudeil, seigneur du repaire de la Peyrière, paroisse de Dampniac a fait hommage de fidélité au seigneur abbé d'Obazine pour raison du repaire de la Peyrière.

Livre cotté 9 reçu par Vergne notaire. Cahier Obazine.

 

Les premiers à se titrer sieurs de la Peyrière sont les Foucauld de Lanteuil, famille noble originaire d'Affieux en Haute Corrèze, venue comme tant d'autres "dans les bagages" des vicomtes de Comborn-Turenne installés à Turenne en l'an mil. Peut-être hérite-t-elle d'une famille de Lanteuil?

Vers 1420, Jean Foucauld dit "le Vieux" épouse en 1390 Marguerite Courson dont il aura deux fils. L'aîné Jean, jeune, épouse en 1409 Delphine Guitard, une héritière d'Hautefage en Xaintrie.

Le cadet Guillaume Foucauld reçoit la Périère en 1449. D'une épouse inconnue, il a Hugues qui achète en 1475 le repaire de Salgues, au-dessus de Gagnac et de la vallée de la Cère en Quercy. Son fils Charles est plus avisé en épousant en 1500 Marie-Aymar de Curemonte, fille unique de Boson Aymar et de Françoise de Longueval.

Il devient donc l'un des co-seigneurs de Curemonte et revend Salgues aux Castelnau qui le lègueront aux Turenne. Mort avant 1516, il est suivi de son fils Jean Foucauld alias Aymar, seigneur de Saint-Hilaire (l'un des châteaux de Curemonte), marié en 1522 avec Louise de Cardaillac, lequel a un fils Guy Aymar alias Foucauld, marié en 1550 avec Françoise Maschat.

C'est probablement lui qui vend la Peyrière mais nous ne savons pas exactement quand ni à qui. Il semblerait que ce soit à une famille de notaires d'Albignac: les Geouffre, alliée à une famille Daniel de Lanteuil.

Le 4 septembre 1542, Jeanne dite Petite, Jeanne dite Filiou, soeurs, filles de feu Jean dit Janissou Delfour et Louise de la Barboutie, veuve de Pierre Delfour, vendent à M François Geoffre, notaire: 1/4 par indivis d'un territoire appelé de la Peyrière confrontant par deux côtés les pièces de terre acquises par ledit Geouffre de Gabriel Lajugie, le ruisseau de Rouanne par le bas et par le haut les terres de ceux de Lachèze nommées deux Moneaux.

Mouvance de l'abbé d'Obazine à la rente de 1 eymine de seigle, 1 eymine de froment, 2 sous et 6 deniers, 1 poule et investiture.

Livre cotté23 reçu par Miramond notaire Cahier Obazine

 

Le processus d'achat de la Peyrière est amorcé. François Geouffre a déjà acheté la part des Lajugie. Il achète le 1/4 des Delfour. Quant à l'achat des rentes à Obazine, il doit se situer vers 1576 et concerner les Jaucen. D'autre part, il semble que le prieur d'Auriol (c'est à dire le chantre de l'abbaye de Tulle) a des droits sur la Peyrière. Jean Jaucen en 1646 baille à ferme sa part des produits du domaine de la Peyrière et la dîme et rentes du prieuré d'Auriol. (AD19-E882)

 

Il semble qu'ils aient acheté non seulement la Peyrière mais aussi la maison noble de Faucal dans le bourg de Lanteuil. Mais, dès 1583, Jean Jaucen, sieur de la Geneste, lieutenant au présidial de Tulle fait saisir la Peyrière, sans doute  pour dettes. Les Geoffre se cantonnent à Faucal. Un neveu de Jean Jaucen, le lieutenant du présidial, bourgeois de Tulle, nommé aussi Jean se titre sieur de la Peyrière et lègue cette maison à une nièce Jeanne du Périer de Puy-d'Arnac en 1648. Ce qui n'empêche pas un dénommé Jean Geoffre, fils de François, de se titrer aussi sieur de la Peyrière. Il ne renconcera qu'en 1661, contre argent comptant.

 

Jeanne du Périer a épousé vers 1645 François Bothier, seigneur de Paillés. Elle semble jouir de la Peyrière pendant 25 ans, de 1648 à 1673. La Peyrière et Faucal ont des droits honorifiques dans l'église de Lanteuil et des tombeaux indivis dans une chapelle. Lors de la mort de François Bothier en 1672, un conflit éclate avec le nouveau propriétaire de Faucal, le sieur Pierre Maillard, avocat à Brive qui tente d'empêcher Jeanne du Périer, alors très âgée, d'inhumer son défunt mari. Maillard a pour lui les hommes de loi de Brive, tandis que Jeanne du Périer, héritière des Jaucen est soutenue par Tulle mais aussi par les officiers du vicomte de Turenne qui déclarent alors que le fief de la Peyrière dépend de Turenne.

Bagarre dans l'église, siège de la maison noble de Faucal, tentative de Maillard pour acheter la Peyrière... le conflit va durer des années.

Après la mort de Jeanne du Périer, le sort de la Peyrière reste inconnu.

 

"Bothier, seigneur de Pallier, paroisse de Daniat*".                                                                                                     

Généalogies et armes des gentilshommes de l'élection de Brive, généralité de Limoges,1714                 

                                                                                                                                                                                                         

D'une très ancienne famille de Gimel ayant "fait preuve de noblesse" en 1598, la famille de François Bothier (Boutier) a bel et bien habité Dampniat  aux 17ème et 18ème siècles.

JB Champeval indique dans son dictionnaire des familles nobles et notables de la Corrèze " ...François Boutier, seigneur de Palliès, paroissien de Dampniat en 1666, lieutenant du roi à Cateau-Cambresis, et qui épousa Jeanne de Périer, en présence de son père Antoine Boutier, le 31 août 1645..."

A ce jour, l'hypothèse la plus probable et logique de la domiciliation des Bothier est de fait à la Peyrière./PB

 

 

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